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DVD,
'Agroforesterie,
produire autrement"
Sortie d'une version courte, visionnable ou à commander sur Agroof-développement (gratuit hors frais de port)
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Réalisation : Fabien Liagre et Nicolas Girardin - AGROOF production - Durée 65 mn
Tourné
entre 2006 et 2008, dans différentes régions de France, auprès
d'agriculteurs, éleveurs, chercheurs, forestiers et professionnels du
bois, le film présente un tour d'horizon des systèmes de productions
agroforestiers et interroge, à la lumière du contexte actuel et futur
de l'agriculture et de la filière bois, la crédibilité de ces
pratiques, comme une voie de diversification possible des exploitations
agricoles.
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Les Systèmes intercalaires
Réconcilient Arbre et Agriculture / Économie et Écologie
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La revue "AgroforesterieS" :
Découvrer le n° 3 !
Edito
Sommaire
et, une sélection d'articles sur les systèmes intercalaires :
25 ans de saga agroforestière
Un exemple d'implantation de cultures intercalaires
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L’agroforesterie
à l'intérieur des parcelles (ou intra-parcellaire) est une réponse
audacieuse aux enjeux agro-économiques, agroécologiques et
agrotechniques d'une agriculture moderne et résolument durable.

Une combinaison gagnante
Une parcelle agroforestière bien conçue et bien conduite a une
productivité supérieure à celle de l’assolement où chaque espèce est
cultivée séparément.
Le bénéfice de cette synergie a été démontrée dans différents
programmes de recherches, depuis plus de dix ans. Plus encourageant
encore, ces résultats ne sont qu’à leur début.
L’augmentation de la biodiversité, l’amélioration du sol et les effets
climatiques principalement dus à la présence d’arbres bonifient le
potentiel de la parcelle en ce qui concerne le comportement de l’eau et
la santé des végétaux. La culture et le rendement des plantes agricoles
et des arbres ne peuvent qu’être optimisés, une logique simple qui va à
l’encontre de bien des idées reçues.
Ainsi arbre et culture ne sont pas concurrents mais bien complémentaires.
Sur le plan économique, le rendement global d’une parcelle
agrosylvicole est augmenté de 30 %. Si le rendement des cultures peut
être légèrement diminué les premières années (5 % environ), celui-ci
est compensé ultérieurement et bénéficie rapidement du rôle protecteur
des arbres : protection mécanique et climatique au sens large et
protection biologique du fait de la présence d’auxilliaires et de leur
action phytosanitaire.
Pour la production de bois, ici encore le bilan est positif, on
constate un accroissement supérieur des diamètres de troncs et une
meilleure qualité du bois, les arbres profitent d’une faible densité de
plantation et absorbent une partie des fertilisants non utilisés par
les cultures.
Sur le plan environnemental, même s’il est difficile aujourd’hui de
dissocier économie et impacts écologiques, les contributions des faciès
agroforestiers sont multiples : diminution des intrants (fertilisants
et phytosanitaires) économie et régulation de l’eau, amélioration et
protection du sol, stockage du carbone, effets microclimatiques
positifs et qualité des paysages agricoles.
Des
alignements d’arbres, espacés de 25 à 40 mètres, implantés sur des
bandes enherbées, dans des parcelles cultivées ou pâturées
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L’idée
de l’Agroforesterie consiste à introduire des rangées d’arbres dans les
surfaces dédiées à la production agricole, animale (sylvo-pastoralisme)
ou végétale (agrosylviculture, pour des cultures annuelles comme
pérennes). Ce principe de complantation, que l’on trouvait sous
des formes traditionnelles de pré vergers ou de joualles (arbres
et vignes) est une pratique ancienne et toujours extrêmement répandue
dans les pays tropicaux ou méditerranéens et dont on connaît par
exemple les paysages typiques de Huertas et Dehesas espagnols ou encore
de Montados portugais qui visent à limiter principalement les excès du
climat : ensoleillement, pluies violentes.
L'agroforesterie trouvent toute sa justification économique et
environnementale dans l’avenir et les enjeux de l’agriculture
moderne : changement climatique, coûts des intrants, économie de
l’eau. Cette idée toute simple, qui tient du bon sens paysan, vise à
tirer le meilleur profit de la complémentarité des besoins des arbres
et des cultures, à condition bien sûr que les uns et les autres soient
parfaitement adaptés au terroir.
L’agro-sylvi-culture moderne tient compte des contraintes techniques
liées à la motorisation des cultures (espacement des rangées d’arbres,
élagage, dégagement de tournières… et optimise les nombreux intérêts
économiques et environnementaux offerts par ce type d’aménagement
intégré. |
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Québec, l'agroforesterie à la française devient
Système cultural intercallaire ou "culture intercalaire"
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Quelques soient les appellations, les résultats sont là :
- les arbres poussent beaucoup plus vite
- augmentation de la quantité d'insectes mais baisse du nombre des ravageurs
- carbone, ...
Bénéfices environnementaux et économiques des systèmes agroforestiers avec cultures intercalaires
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L'Agroforesterie d'alignement à l'intérieur des parcelles
ou agroforesterie intra-parcellaire
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Agroforesterie ... langage d'initiés qui revèle une grande évolution pour l'arbre champêtre.
L'histoire de l'agroforesterie en France est, en résumé, celle-ci :
- Avant 2006, seules les cultures semées entre les arbres étaient
éligibles aux aides à la surface de la Politique Agricole Commune (PAC)
;
- Entre 2006 et 2010, une parcelle boisée était admissible aux Droits à
Paiement Unique (DPU) de la PAC, pour la totalité de sa surface, dès
lors que le nombre d'arbres par hectare était inférieur ou égal à 50.
- La circulaire parue en avril 2010 marque une double évolution : d'une
part, une parcelle agroforestière ne perd pas ses droits aux aides
directes de la PAC, quelquesoit la densité d'arbres à l'hectare ;
d'aure part, la circulaire crée, un financement, généralisable à la
totalité des parcelles agricoles, pour l'implantation d'arbres
intraparcellaires.
Un même chemin reste à parcourir pour que la haie champêtre dispose
aussi d'un financement, ouvert sur tout le territoire national en
dehors des seules "zones" à sensibilité environnementale élevée.
Cette ouverture généraliserait la reconnaissance de l'utilité et de la
multifonctionnalité de la haie champêtre en milieu agricole.
Le terme agroforesterie a été créé en 1971. La définition internationale retenue depuis 1982 est la suivante :
"L'agroforesterie désigne l'ensemble des systèmes et des techniques
d'utilisation des terres où des plantes ligneuses vivaces sont
délibérément associées aux cultures ou à la production animale sous
forme d'un arrangement spatial ou d'une séquence temporelle prenant
place sur une même unité de gestion de la terre. Les systèmes
agroforestiers sont caractérisés par des interactions écologiques et
économiques entre leurs diverses composantes".
L'agroforesterie intégre toutes les formes de plantations volontaires
d'arbres en milieu agricole. L'arbre champêtre ou agroforestier fait
totalement partie du système de production.
La définition administrative en France limite l'agroforesterie à la
plantation d'alignement d'arbres au milieu des parcelles agricoles.
La législation :
Actualisé juillet 2010 : Agroforesterie et Législation
Avril 2010 : Parution de la circulaire agroforesterie
Un exemple d'application de la mesure "agroforesterie" dans le département de la Sarthe ( La mesure 222 du Programme de Développement Rural
Hexagonal permet de financer les plantations d’arbres dans
les cultures)
La loi modernisation agricole votée en juillet 2010
Pour la première fois, le terme Agroforesterie
apparait dans la loi, cité comme une action s'inscrivant dans la
compétence des Chambres d'Agriculture
« Art. L. 221-11. – Les chambres départementales et régionales
d’agriculture ont compétence pour contribuer à la mise en valeur des
bois et forêts et promouvoir les activités agricoles en lien avec la
forêt. Elles mènent des actions concernant :
« – la mise en valeur des bois et des forêts appartenant à des personnes privées ;
« – le développement des activités associant agriculture et forêt, notamment l’agroforesterie ;
« – la promotion de l’emploi du bois d’œuvre et de l’utilisation énergétique du bois ;
« – l’assistance juridique et comptable dans le domaine de l’emploi en forêt ;
« – la formation et la vulgarisation des techniques nécessaires à la mise en œuvre de ces objectifs.
« Ces actions sont mises en œuvre par
les chambres d’agriculture en liaison avec les centres régionaux de la
propriété forestière, les organisations représentatives de communes
forestières et l’Office national des forêts. Elles excluent tout
acte relevant du secteur marchand de gestion directe, de maîtrise
d’œuvre de travaux ou de commercialisation. » ;
( Fabien Liagre)
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